Qu'est ce que le stress et
comment nous impacte-t-il ? 

Définir le stress

Le stress se définit par un état réactionnel de l’organisme soumis à une agression, il découle d'un événement qui nécessite la mobilisation de notre énergie physique ou mentale. Très simplement : le stress est un facteur, positif ou négatif, qui requiert une réponse ou un changement. Il est impossible d’éviter le stress de manière absolue, et retenons que tous les stress ne sont pas mauvais !

Un stress peut être physique (par exemple lors d'une activité sportive intense), biologique (ex : infection virale), émotionnel, spirituel, psychologique. Il faut donc considérer notre bien-être à travers tous ces axes. 

On distinguera un stress positif d'un stress négatif. 
Le stress positif nous motive, il est en général court dans le temps, et n'est pas écrasant mais plutôt excitant. A la fin de ce type de stress on y trouve une satisfaction, plutôt qu'un soulagement. Cela peut être par exemple l'accomplissement d'un objectif personnel, le début d'un nouveau travail, gagner à un jeu... 
Le stress négatif n'est pas facilement évitable dans notre vie moderne. Cependant, en prendre conscience est déjà une première étape importante pour le surmonter. Il peut entrainer de l'anxiété, il peut paraître comme impossible à surmonter, et surtout, il peut être à l'origine de problèmes de santé aussi bien physiques que psychologiques. Quelques exemples : le décès d'un proche, des difficultés financière, un job que l'on hait, des problèmes relationnels,...

A partir de quel moment le stress devient il problématique ? 
Lorsque des minis-événements stressants sont récurrents, quasi-quotidiens et qui s'accumulent dans le temps - ex : des deadlines à répétition, des frictions journalières avec une personne, des pitch meeting tous les jours... Lorsque ces événements sont ponctuels et contrebalancés par des activités qui nous font du bien et nous régénèrent, leur impact est quasi nul et limité. Cependant, lorsque nous sommes exposés au stress à répétition, le corps perd sa capacité d’adaptation, de retour à l’homéostasie et à se recharger en énergie vitale. Cela conduit à l’apparition de certains dysfonctionnements du corps à long terme et au développement de maladies dégénératives, et de maladies qui nous affaiblissent : cancer, maladies cardiovasculaires, problèmes digestifs, dépression, diabète, hypertension… 


L'axe Hypothalamo-Hypophyso-Surrénalien (HHS)

Une fois passée la lecture de ce nom compliqué, il est temps de mieux connaître cet axe dont l'importance est primordiale dans notre réponse au stress !
À elles trois, ces glandes régulent de nombreuses fonctions du corps, comme la digestion, le sommeil, nos émotions, notre système immunitaire, mais aussi notre stress. 

L'hypothalamus (située au niveau de la tête) capte les informations externes et internes du corps et dicte à l'hypophyse la sécrétion de certaines hormones. Ces hormones voyagent alors dans le corps par le sang jusqu'à atteindre les organes ou systèmes visés.

Ici en particulier dans le cas du stress, ces hormones communiquent leur message aux glandes surrénales (situées au dessus des reins) qui sont clefs dans notre réponse au stress.

Le rôle des glandes surrénales est essentiel par exemple lorsque l'on a un énorme coup de pression avec un pic d'énergie alors que l'on était fatigué quelques minutes avant, ou lorsque l'on doit réagit rapidement pour sauver notre vie !

Les implications du stress chronique sur les organes et systèmes 

1 - SUR LE SYSTÈME IMMUNITAIRE
Le stress chronique affaiblit l'immunité de notre organisme. En effet le stress implique un changement de l'équilibre de nos hormones, ce qui affecte de nombreux organes et systèmes essentiels au bon fonctionnement de notre immunité (comme par exemple le système gastro-intestinal qui peut être perturbé par le stress. Pourquoi est ce que cela nous importe ? Parce qu'un bon système immunitaire n'est pas seulement essentiel pour se défendre contre un rhume ou une grippe, c'est également vital dans la lutte contre le développement de cellules cancéreuses. 

2 - SUR LE SYSTEME CARDIO-VASCULAIRE
Le stress induit une augmentation du rythme cardiaque. Ainsi un stress intense et prolongé sans que le corps ne s'y adapte, équivaudrait à courir non stop pendant des heures (sans en avoir les bénéfices) ! Cela entraine également l'augmentation de la pression sanguine, qui crée infine un cercle de dysfonctionnements cardiaques. Par ailleurs, le stress fait appel au système nerveux sympathique lce qui empêche au système nerveux parasympathique de s'exprimer, or c'est ce dernier qui permet à l'organisme de se reposer, de faire baisser le rythme cardiaque et la pression sanguine. 

3 - SUR LE SYSTÈME ENDOCRINIEN 
Le stress chronique exerce une stimulation quasi permanente des glandes surrénales qui, au bout d'un temps, ne parviennent plus à synthétiser correctement les bonnes hormones. C'est ce que l'on appelle la fatigue adrénale. L'épuisement des glandes adrénales n'impacte pas seulement notre gestion du stress, mais aussi tous les systèmes qui sont gérés par nos hormones (donc beaucoup de choses !) comme le sommeil, le système reproductif, la faim, l'inflammation, notre humeur et peut entrainer un stress supplémentaire. 

4 - SUR LE SYSTÈME DIGESTIF
Vous même avez peut-être pu remarquer l'impact du stress sur votre digestion. Pour l'organisme, un stress est une question de vie ou de mort, peu importe le stress en question, ce qui fait que toute son attention et son énergie se concentre sur des mécanismes de survie à court terme. Puisque le système digestif n'est sur le moment d'aucune utilité, il la relaye au second plan. Mais lorsque ce stress est chronique, la digestion se retrouve en permanence négligée. Le stress active fortement cependant la partie du large intestin ce qui donne l'impression de devoir aller aux toilettes très fréquemment ou très soudainement, ou au contraire peut bloquer le transit. A long terme, le stress chronique empêche une bonne assimilation des nutriments, en même temps que certaines toxines passent plus facilement la paroi intestinale pour se retrouver dans le sang, ce qui en accumulation dans le temps conduit à des probélmatiques sérieuses. Au delà de cela, le stress peut mener au développement du syndrome de l'intestin irritable, à des douleurs abdominales, à l'apparition d'ulcers... 

5 - SUR LE CERVEAU 
Le stress émotionnel (lors d'un événement traumatisant par exemple) affecte la manière dont nous enregistrons l'événement : plus le stress émotionnel est grand, mieux nous nous souvenons. Cela n'est pas toujours positif, notamment pour les traumatismes importants, puisque le corps à partir de ce souvenir est capable de stimuler les glandes surrénales ou créer de l'anxiété de la même manière que l'a fait l'événement passé. Ce type de mémoire n'est pas toujours souhaitable dans la mesure où cela peut créer des pathologies mentales comme de l'anxiété et autres. 
Le stress peut aussi poser problèmes de concentration ou nous donner envie de nous tourner vers des pratiques qui apportent une satisfaction immédiate comme l'alcool ou les jeux (paris, casino...) qui peuvent être dangereux. 

7 - SUR LE SOMMEIL
Généralement le plus nous sommes stressés, le moins nous dormons, et le moins nous dormons, le plus nous sommes stressés, un cercle vicieux lorsque l'on sait que le sommeil est primordial pour nous maintenir en bonne santé. Cela s'explique par l'effet du stress sur le système nerveux (le parasympathique n'est plus activé alors qu'il est en charge de nous relaxer et nous recharger), sur le système hormonal (via l'axe HHS). 


On comprendra donc qu'au delà de cela, le stress aura aussi un impact sur notre énergie, notre peau, notre désir sexuel, notre bien-être tout entier à court, moyen et long terme. 

Le processus d’adaptation pour le retour à l’homéostasie

Nous devons constamment nous adapter aux changements de situations autour de nous. A l’origine, notre capacité d’adaptation est partiellement liée à notre patrimoine génétique, puis elle est modulée par nos habitudes, mode de vie et l’énergie à disposition. Cependant, pour tous, le stress aura à long terme la conséquence de nous faire perdre notre capacité d’adaptation au moins partiellement.
Pourquoi s’adapter est il nécessaire ?
Chaque individu détient sa propre version de l’homéostasie. L’homéostasie fait référence au rythme naturel du corps et à ses mécanismes de régulation qui fluctuent constamment pour pour conserver l’équilibre physiologique pour que nous fonctionnions au mieux et de manière stable.
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L’adaptation en fonction des différents éléments internes et externes (environnement, bactéries, température, hormones...) est ainsi indispensable pour conserver l’homéostasie.

Pour gérer le stress et s’adapter, le corps a besoin d’énergie. Notre capacité d’adaptation dépend donc de l’énergie vitale à disposition dans le corps. La réalité est que bien souvent, le besoin d’énergie dépasse nos réserves. L’énergie est nécessaire à chaque organe, chaque cellule du corps. Lorsque nous subissons un stress, le corps priorise la gestion du stress (perçu comme une question vitale) par rapport au reste. La digestion, nos fonctions cognitives, la régénération cellulaire, pour n’en citer que quelques-uns, sont alors mis au second plan et ne reçoivent plus toute l’énergie qu’ils nécessitent pour fonctionner correctement. C’est ce qui fait que le stress entraine de nombreux dommages à long terme.
Heureusement, l’énergie vitale peut être rechargée par un sommeil de qualité, une alimentation variée et riche en nutriments, un mode de vie équilibrée qui permet le repos

Le fonctionnement même des adaptogènes permet d’augmenter la production d’énergie vitale, de réduire l’impact du stress sur nos hormones notamment (qui déclenchent le reste des réactions), et d’augmenter notre capacité d’adaptation. 
Pensez également à la méditation, à adopter un mode de vie sain par l'alimentation et l'exercice physique, et à demander de l'aide à un professionnel si besoin !

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Pour en savoir plus sur le fonctionnement même des adaptogènes, découvrez notre article "Les adaptogènes expliqués simplement"

Sources : 
- Walter B. Cannon, “Homeostasis,” in The Wisdom of the Body,
- Yance, Donald R.. Adaptogens in Medical Herbalism: Elite Herbs and Natural Compounds for Mastering Stress, Aging, and Chronic Disease 
- Rick Hallman, “The need for homeostasis,” in The Living Environment
- J. G. Logan and D. J. Barksdale, “Allostasis and allostatic load: Expanding the discourse on stress and cardiovascular disease”
- Hans Selye, The Stress of Life
- S. Fowkes, W. Dean, and T. Nufert, “Mitochondria, hypothyroidism and weight loss,”
- Khansari, D. N., Murgo, A. J., & Faith, R. E. (1990). Effects of stress on the immune system. Immunology Today.
- Bacon SL, Ring C, Hee FL, et al. Hemodynamic, hemostatic, and endothelial reactions to psychological and physical stress in coronary artery disease patients.
- Michel H, Blanc P. [Stress and the digestive system] L'encephale.

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